Projet HOPE BEHIND IMAGES

Anamnesis (2018-présent)

Avec les soutien du Collège international de la Photographie du Grand Paris

100 tirages au gélatino bromure d’argent sur lames de microscope, coffret à lames avec indexation des captures (dates et heures), MDF, faïence, aluminium, paire de gants, tirage jet pigmentaire sur papier Fine Art, cadre aluminium et verre anti reflet.

 

Socle : 40 x 57 x 90 cm / Coffret : 27,4 x 37 x 04 cm / Lames : 7,2x2,5x0,11cm Photographie : 60 x 80 cm

 

Description

 

Happé·e·s par des paysages virtuels sous contrôle, le régime du visible semble avoir définitivement basculé vers le régime des affects. Les réseaux sociaux diffusent par le partage massif de nos émotions, de nos doutes et de nos indignations, l’espoir inavoué d’agir sur le réel. Pourtant, l’architecture algorithmique de ces plateformes du web modélise bien davantage nos consciences par l’élaboration d’un profil psychologique qui façonne, autant qu’il cloisonne.

 

Le terme Anamnesis désigne le retour d’une mémoire sur laquelle se construit la plainte d’un patient. Réalisé sur près de deux ans, le premier ensemble de la série présente l’archivage condensé du paysage numérique qui m’a été «proposé » ou « imposé » par Facebook et Instagram. Les centaines de captures d’écrans ont ensuite été matérialisées au gélatinobromure d’argent sur de fines lames de microscope, puis stockées dans des coffrets. Vers la fin du XIXe siècle, ces émulsions de négatifs sur plaque de verre précipitèrent l’industrialisation et la démocratisation du procédé photographique, grâce à l’impulsion des laboratoires Lumière.

 

Sillonnant entre l’imaginaire biomédical et l’archive, la série télescope un monde d’images modernes avec un monde de données contemporaines affectant, l’un et l’autre, notre flux de conscience La série Amamnesis cristallise ainsi les maux de notre société contemporaine, l’ADN de nos imaginaires modélisés. 

Elle incarne également la volonté, pour chacun·e, de participer au monde en s’infiltrant dans le quotidien au point d’en produire la trame et la doublure. Ces lames traduisent enfin, l’emprise et l’impact d’un paysage constellé d’affects. Elles cernent de nouveaux profils et posent les contours d’un nouvel autoportrait

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